Britannicus - Couverture souple

Racine, Jean

 
9782070393640: Britannicus

Synopsis

AGRIPPINE. Que m'importe, après tout, que Néron plus fidèle D'une longue vertu laisse un jour le modèle ? Ai-je mis dans sa main le timon de l'Etat, Pour le conduire au gré du peuple et du sénat ? Ah ! que de la patrie il soit, s'il veut, le père. Mais qu'il songe un peu plus qu'Agrippine est sa mère. De quel nom cependant pouvons-nous appeler L'attentat que le jour vient de nous révéler ? Il sait, car leur amour ne peut être ignoré, Que de Britannicus Junie est adorée : Et ce même Néron que la vertu conduit, Fait enlever Junie au milieu de la nuit. Que veut-il ? Est-ce haine, est-ce amour qui l'inspire ? Cherche-t-il seulement le plaisir de leur nuire ? Ou plutôt n'est-ce point que sa malignité Punit sur eux l'appui que je leur ai prêté ? (Acte I, scène I)...

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Tyran sanguinaire, empereur féroce, despote criminel : le seul nom de Néron provoque des frémissements d'horreur. C'est ce que Racine a bien compris : pour sa première tragédie romaine - terrain traditionnel de son vieux rival Corneille - Néron tombe à point nommé pour provoquer la crainte et la pitié. Il choisit donc d'en faire son héros maléfique, le double ignominieux de son frère Britannicus, innocent bientôt immolé à la formation machiavélique du jeune empereur. Car ce qui intéresse Racine, ce ne sont pas tant les crimes de Néron que les méandres de son âme. Il veut saisir et peindre sur le vif le moment où tout bascule, où l'élève de Sénèque choisit le crime contre la vertu, la ruse et la dissimulation contre la sincérité, le pouvoir par la force, sans la justice, dans l'abjection et dans la honte.

Cela donne une des pièces les plus noires de Racine où même l'amour, dévasté par les poisons et les complots, n'a plus aucun avenir. Un théâtre de la cruauté qui s'inscrit dans la plus pure tradition de la tragédie.

Pour prolonger votre lecture, et découvrir des pièces moins connues, reportez-vous au premier tome des Oeuvres de Racine qui vient d'être réédité dans la Pléiade. --Karla Manuele

Quatrième de couverture

Un jeune empereur rêvant de gouverner selon son bon plaisir, une mère dominatrice, un beau jeune homme dépossédé de tout sauf de la naïveté, une jeune femme pure, si belle quand on la fait pleurer, un conseiller expert en perfidie et empoisonnements : la journée sera agitée - et chacun sait que le temps est compté, dans une tragédie. Combien d'heures, avez-vous dit ? «Crains la dernière», lisait-on autrefois sur les cadrans solaires. Dans ce monde-là, la crainte, on connaît. Et comme on ne peut guère se fier aux discours, on traque les regards... Au fait, l'empereu, c'est Néron, celui qui aime faire l'acteur ; devenu vieux (et un peu seul), il mettra le feu à Rome. C'est si beau les flammes, la nuit...L'accompagnement pédagogique se veut une initiation aux outils d'analyse que requiert l'étude d'une tragédie classique. Deux gravures constituent le support à une lecture de l'image aussi précise que judicieuse.Tragédie (XVII

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