De l'avis d’un connaisseur aussi averti que J. Trouillard, le néoplatonisme est né du jour que les platoniciens se mirent à chercher dans le Parménide le secret de la philosophie de Platon : de dialogue logique, le Parménide devenait la source même de la métaphysique néoplatonicienne. Au lieu de lire dans ce texte des spéculations abstraites, les néoplatoniciens y découvriront une déduction impeccable de la totalité du monde, tant des mondes divins que des êtres intermédiaires ou même des formes matérialisées. Les bases de cette interprétation, qui régnera jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, sont jetées dès le IIIè siècle par Plotin, Porphyre ou Jamblique, mais il faudra attendre le Ve siècle pour que cette intuition trouve sa pleine expression dans le Commentaire de Proclus. Ce dernier sera, à son tour, soumis à une critique impitoyable de la part de Damascius (vers 460-530 de notre ère) dans son Commentaire sur le Parménide de Platon.
Ce monument suprême de la philosophie grecque reçoit aujourd’hui, pour la première fois, une édition digne de son importance, où l’acribie philologique se conjugue avec la pénétration philosophique. On trouvera, en particulier dans la préface une histoire sommaire de l’interprétation du Parménide dans le néoplatonisme, qui montre bien l’importance de ce texte. Le premier volume ne couvre qu’environ la moitié de la deuxième hypothèse. Le Commentaire sera publié en quatre volumes.
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Philosophe néo-platonicien, dernier chef de file de l'école philosophique d'Athènes
Alain-Philippe Segonds était chercheur au CNRS. Parmi ses nombreuses publications aux Belles Lettres, on lui doit, avec Nicholas Jardine, La Guerre des Astronomes. La querelle au sujet de l'origine du système géo-héliocentrique à la fin du XVIe siècle (2008) ainsi que l’édition du Commentaire sur le Parménide de Platon (« CUF », 2011).
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Vendeur : Calepinus, la librairie latin-grec, La Chèvrerie, France
Couverture souple. Etat : Neuf. Texte établi par Leendert Gerrit Westerink. Introduit traduit et annoté par Joseph Combès avec la collaboration de A.-Ph. Segonds. En grec et en français, Collection des Universités de France, XXXIX + 163 pages. De l'avis d'un connaisseur aussi averti que J. Trouillard, le néoplatonisme est né à compter du moment où les platoniciens se mirent à chercher dans le Parménide le secret de la philosophie de Platon : de dialogue logique, le Parménide devenait la source même de la métaphysique néoplatonicienne. Au lieu de lire dans ce texte des spéculations abstraites, les néoplatoniciens y découvriront une déduction impeccable de la totalité du monde, tant des mondes divins que des êtres intermédiaires ou même des formes matérialisées. Les bases de cette interprétation, qui régnera jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, sont jetées dès le IIIe siècle par Plotin, Porphyre ou Jamblique, mais il faudra attendre le Ve siècle pour que cette intuition trouve sa pleine expression dans le Commentaire de Proclus. Ce dernier sera, à son tour, soumis à une critique impitoyable de la part de Damascius (vers 460-530 de notre ère) dans son Commentaire sur le Parménide de Platon. Ce monument suprême de la philosophie grecque reçoit aujourd' hui, pour la première fois, une édition digne de son importance, où l' acribie philologique se conjugue avec la pénétration philosophique. On trouvera, en particulier dans la préface une histoire sommaire de l' interprétation du Parménide dans le néoplatonisme, qui montre bien l' importance de ce texte. 13 x 20. N° de réf. du vendeur EAG-150307-132
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