What's Luck Got to Do with it? Profiles of 12 winners of Ernst & Young's "Entrepreneur of the Year" award. The book describes the founders of some established companies whose entrepreneurial success stories are not well known.
Dignes héritiers de la conquête de l'Ouest, les entrepreneurs américains sont les nouveaux héros de cette fin de siècle. La croissance économique soutenue aux États-Unis est en effet attribuée à ces nombreux entrepreneurs post-industriels qui ont créé des millions d'emplois dans les secteurs des services et des nouvelles technologies.
Ernst & Young est, depuis ses origines, lié à l'histoire de ces femmes et de ces hommes : nous savons les risques qu'ils prennent, nous croyons à l'impact de ces entreprises en forte croissance sur l'avenir de l'économie mondiale.
En 1987, Ernst & Young lançait aux États-Unis une importante manifestation, «The Entrepreneur of the Year», pour récompenser ces dirigeants et promouvoir l'esprit d'entreprise. Toutes les éditions annuelles de cet événement ont révélé des personnalités peu communes, mis en lumière des savoir-faire, des savoir-être, permis à des centaines de personnes d'échanger et de partager leurs expériences.
Nourri de ces années d'expérience au coeur de la réalité entrepreneuriale, Gregory K. Ericksen, Directeur des Services Entrepreneurs du cabinet Ernst & Young aux États-Unis et président de The Entrepreneur of the Year Institute, évoque aujourd'hui dans un ouvrage édifiant la réussite de lauréats du Prix américain. Composé de douze témoignages exceptionnels, il marque un effort de promotion et de démystification de l'entrepreneur dans la société, et démontre que la réussite est accessible à tous.
L'esprit d'entreprise, en effet, peut naître soudainement d'une passion, d'un souvenir d'enfance, d'une opportunité... et les facteurs de réussite, outre la chance, sont connus : l'innovation, la qualité du produit et du service au client, l'implication des salariés aux résultats de l'entreprise. À même de surmonter les échecs et les difficultés avec pugnacité, l'entrepreneur garde toujours confiance dans l'avenir. Positif et enthousiaste, le ton de l'ouvrage de Gregory K. Ericksen en est la vivante illustration.
Dans le droit fil de l'initiative américaine, Ernst & Young en France a créé le Grand Prix de l'Entrepreneur, en 1993. L'expérience a été prolongée par la création de l'Académie du Grand Prix, institution destinée à favoriser l'échange d'expérience entre dirigeants, à mener une réflexion approfondie sur la réussite dans la durée et les facteurs de la croissance. Nous espérons concilier ainsi le meilleur de nos deux héritages : les Lumières européennes et le pragmatisme anglo-saxon.
Se pose dès lors la question : ce modèle de croissance américain peut-il être reproduit en France ? Dès l'introduction, l'auteur rappelle à quel point le contexte américain est favorable à la création d'entreprises : croissance globale de l'économie, vaste marché domestique, pôle de compétences scientifiques et technologiques, reconnaissance sociale du statut d'Entrepreneur...
Cet environnement favorable reste à construire en France, sur la base des nombreux atouts dont dispose notre pays : un excellent niveau d'éducation, une grande capacité à l'innovation, l'ouverture toujours plus large à l'international...
L'Académie a aujourd'hui tiré les premiers enseignements de cinq années de Grand Prix, avec toujours et encore, la volonté de rationaliser, par analyses, entretiens et sondages, les moteurs de la croissance de nos PME.
En France, entreprendre est encore trop souvent synonyme d'enrichissement personnel. Or, loin de correspondre à ce cliché, les entrepreneurs considèrent le plus souvent que les hommes sont l'élément clé de la réussite et le coeur de l'entreprise. Leur principal souci est de les impliquer dans le processus de croissance et de partager avec eux les bénéfices.
À la différence des PME américaines, dont 5 % seulement se lancent sur le marché international, la réussite des PME françaises passe par la conquête des marchés étrangers. Il est en effet de plus en plus rare qu'un bien ou un service nouveau ne corresponde pas à un besoin qui dépasse les frontières françaises. À l'heure de la mondialisation des échanges et de l'essor des moyens de communication, une PME court parfois moins de risques à adopter une démarche internationale.
Enfin, l'innovation et la stratégie de financement demeurent des moteurs tout aussi importants de croissance, mais surtout l'inépuisable énergie des entrepreneurs. Cette énergie a une source : ils aiment ce qu'ils font et savent communiquer cet enthousiasme. Merci à Gregory K. Ericksen d'avoir, lui aussi, su nous faire partager cette flamme. -- Jean-François Royer -- -- Business Digest
L'esprit entrepreneurial commence avant tout par la vision, l'opportunisme et l'intuition
La capacité à discerner une opportunité, l'intuition et la volonté de construire, l'opiniâtreté et l'optimisme, sans oublier une part de chance, souvent provoquée, sont les éléments essentiels de l'entrepreneur dans son acharnement à créer et développer son entreprise.
Commencer est une chose, durer est capital. Pour cela, combativité, endurance, simplicité et recherche de perfection sont nécessaires
Consolider une idée pour développer durablement une entreprise nécessite également des talents complémentaires : avant tout l'obstination, la simplicité dans les choix, la recherche de la qualité et de l'amélioration continue, la gestion serrée des flux financiers, et surtout l'écoute du client.
La fibre entrepreneuriale est mise en exergue par l'attribution du Ernst & Young Entrepreneur of the Year Award
Des 12 histoires formidables, primées par le prestigieux Ernst & Young Award, il faut retenir avant tout une volonté de réussite et de construction qui peut être déclinée à toute entreprise, quelle que soit sa taille ou son activité. -- Idées clés, par Business Digest